Session Days, une base de données des albums

Qu’est-ce c’est ?

Sessiondays.com est un site web créé par l’Hollandais Jan Lücker en 2013. Il a pour objectif de rassembler, honorer et partager les informations des musiciens de studios anglo-saxon des années 70 et 80.

Au commencement, le créateur souhaitait rassembler les informations sur le travail du guitariste Steve Lukather. Ce dernier a collaboré à plus de 1000 albums, avec des artistes comme George Benson, Michael Jackson, Joe Cocker ou encore Aretha Franklin. Jan Lücker, ne trouvant pas de liste précise des réalisations de Lukather, a donc souhaité créé cette base de données pour rassembler les réalisations musicales du guitariste.

Puis au fur et à mesure, le webmaster ajoute d’autres albums en commençant par ceux réalisés par les musiciens de Toto (Jeff Porcaro, David Paich, …) puis un plus large avec le gratin des musiciens de studio des Etats-Unis. Le créateur met le site à jour très régulièrement et partage les updates sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram, ce qui créé ainsi une communauté d’intéressés et de passionnés. Certains des musiciens en question viennent même commenter et/ou rectifier les informations !

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Que trouve-t-on sur ce site ?

Le premier objectif est de rassembler les informations sur les albums et les musiciens qui y ont contribué. Pour chaque réalisation, on peut trouver une page explicative qui présente les détails de l’album et de l’artiste ainsi que le détail des musiciens par morceaux. On peut donc trouver des milliers d’albums allant de 1956 à 2019 avec la liste des titres et les musiciens qui ont joué. Autant dire que c’est un gigantesque travail réalisé par l’auteur du site.

Le site comprend également des pages par artistes qui rassemblent tous les albums et singles auxquels ils ont collaborés. Le seul petit reproche que je pourrais faire est la difficulté de trouver directement une page artiste. Il faut parfois faire plusieurs recherches avant de trouver la page désirée.

On peut également trouver des interviews sur le site, comme par exemple celui du célèbre batteur Simon Philipps ou encore celui de Bill Champlin.

Je vous invite donc à aller y jeter un œil, c’est vraiment passionnant de voir le travail de maîtres tels que Lee Ritenour, David SanbornLarry Carlton ou Vinnie Collaiuta !

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Gunwood au Trianon

Gunwood est un trio  parisien mélangeant rock, folk et blues pour le grand plaisir de nos oreilles. Je viens de découvrir le groupe et je suis déjà très très fan !

Le leader de l’ensemble est Gunnar Ellwanger qui chante, joue de la guitare et compose les morceaux. S’ajoutent ensuite Jeff Preto (basse, banjo, harmonica, percussions, choeurs) et David Jarry-Lacombe (batterie, clavier, choeurs).

Leur premier album a été financé grâce à une campagne de financement participative et est sorti en 2017.

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Le concert

Samedi 13 avril, Gunwood était de passage dans la capitale pour un concert spécial au Trianon ! Spécial car c’était la première fois que le groupe revenait à Paris depuis deux ans mais également du fait des invités de marque.

On commence la soirée par La Chica, une chanteuse et un DJ pour un style que je qualifierai peut-être de latin urban electro ? Je vais arrêter là la présentation car je n’ai pas (mais alors pas du tout) accroché au style…

Vient ensuite le trio pour un concert déchaîné ! Une symbiose musicale parfaite, une cohésion entre les trois membres et une super énergie, ce fut un très bon concert. Le chanteur Gunnard est calme et posé mais enchaîne de somptueuses parties de guitare et mélodies au chant. Sa voix rocailleuse s’intègre parfaitement à la musique. Les deux autres compères ne sont pas en reste entre le batteur qui alterne batterie, clavier et chœurs et le bassiste qui saute dans tous les sens et qui nous montre ses multiples facettes de musiciens (banjo, harmonica…). De plus les deux membres de la section rythmique assurent parfaitement les chœurs ce qui rend encore plus belles les compositions.

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Petite (ou plutôt grosse) touche en plus, les invités ! En effet, pour cette occasion spéciale le groupe avait invité La Chica, Nina Attal, Electro Deluxe et Ben L’Oncle Soul à les rejoindre sur scène. Chaque artiste à rejoint le trio au cours de la soirée pour des morceaux de Gunwood encore plus excellents !

Pour le final, Gunwood est rejoint par tous les autres artistes pour un bon gros blues des familles ! Chaque y va de son solo, et c’est un régal musical.

Bref, un soirée riche en émotions et excellent concert avec un groupe qui assure et qui se fait plaisir. J’espère les revoir prochainement en concert !

Pour découvrir le groupe

L’hymne « Rainchild »:

 

Le clip de « Tales »:

 

Le titre « Rescue » avec Electro Deluxe:

 

Liens:

Steely Dan

Je voudrais présenter aujourd’hui un groupe que j’apprécie tout particulièrement, j’ai nommé Steely Dan. Les plus connaisseurs (et âgés) d’entre nous connaissent certainement ce groupe phare des années 70.

La particularité de Steely Dan est que le groupe est composé de seulement deux membres: Donald Fagen au chant et aux claviers ainsi que Walter Becker à la guitare et la basse. Alors que l’ensemble a été formé comme un groupe de rock classique, il a ensuite évolué avec le temps pour se centrer sur les deux membres présentés qui ont fait appel à divers musiciens additionnels pour enregistrer leurs albums.

La musique de Steely Dan est un savant mélange de pop, rock, jazz et funk avec un niveau de musicalité très élevé. Les deux membres ont embauchés les meilleurs musiciens possibles et avaient des attentes très élevées. Un exemple pour le morceau Peg: ils ont fait enregistrer des solos par huit guitaristes différents avant de choisir le bon!

Le groupe

Au cours des années 70, alors que le groupe devient progressivement un duo, la décision est prise d’arrêter les concerts pour se concentrer sur la composition et l’enregistrement. Ainsi, Steely Dan sort quasiment un album par an au cours de cette décennie.

On peut citer parmi les musiciens qui ont apportés leur contribution à Steely Dan: David Sanborn, Michael Brecker, Dean Parks, Bernard Purdie, Lee Ritenour, Jeff Porcaro, David Paich, Joe Sample ou encore Mark Knopfler. Bref, la crème de la crème jazz et rock !

Le groupe se sépare en 1980 après l’album Gaucho puis se reforme dans les années 90. C’est ainsi que s’en suivra un album live (le seul du groupe) puis deux albums en 2000 et 2003. Le groupe tourne ensuite dans le monde entier.

Malheureusement, Walter Becker décède en 2017 d’un cancer. Peu après Donald Fagen lui rend hommage et indique qu’il a l’intention de faire vivre leur musique aussi longtemps que possible.

Pour découvrir

Voici quelques morceaux pour se familiariser avec la musique du groupe:

Kid Charlemagne avec le solo de guitare emblématique de Larry Carlton:

Le morceau Peg avec les chœurs de Michael McDonald:

Un des premiers single, Rikki Don’t Lose That Number:

Lorsque le groupe se tourne plus vers le jazz, ça donne (entre autres) le morceau Aja avec des magnifiques solo de Wayne Shorter (saxo) et Steve Gadd (batterie):

Le début du groupe, le morceau Reelin’ in the Years en live:

Le super groovy Josie:

Une version live de Babylon Sisters:

Plus d’infos sur Steely Dan:

Le Vault du Hard Rock Café de Londres

En plein été et alors que la canicule est au point culminant, pourquoi ne pas décider de prendre ses vacances au frais en Angleterre pour profiter du pays et y découvrir sa culture ? Sans entrer dans le détail de notre séjour, je voudrais aujourd’hui évoquer la visite du Hard Rock Café London. 

Rock fort

Le Hard Rock Café de Londres se compose de deux enseignes côte a côte qui abritent un magasin ainsi qu’un restaurant. Personnellement je n’avais pas vraiment l’envie de déguster de la nourriture sans intérêt à prix exorbitant. Nous ne sommes donc pas allés du côté brasserie.

Lorsque l’on franchi la porte de la boutique, une drôle d’impression nous vient. Le mélange du côté rock old school (posters, guitares au mur,…) et plus « commercial » (posters d’artistes qui n’ont vraiment rien de rock ou goodies à gogo) dénote par rapport à l’idée qu’on se ferait d’un bar rock. À dire vrai, ce fut la même impression que celle que j’avais eu il y a quelques années lors de ma précédente visite. C’est pour cela que je n’attendais pas spécialement grand chose de cette fois ci.

Donc pourquoi cet article ? Ce ne fut qu’après que nous ayons essayé quelques sweat shirts que je le découvrit : le Vault.

The Vault

En effet, en dessous du magasin se cache un véritable petit musée de la guitare et du rock. Cette enseigne de la franchise Hard Rock Café est en fait la première a avoir vu le jour. Elle a eu donc le temps de voir défiler les rocks stars depuis les années 70. De fils en aiguilles et surtout de dons en dons la boutique a pu mettre en place une véritable collection d’objets et d’instruments. Ceux-ci ont appartenu aux plus grandes vedettes de la musique de l’Angleterre et de la planète. Le Vault rassemble donc, malgré sa petite taille, beaucoup de pièces intéressantes. Des visites gratuites sont organisées toutes les 15 minutes avec un guide qui fait faire le tour du propriétaire.

A l’intérieur du Vault, on peut donc observer des guitares telles qu’une Gibson Flying V ayant appartenue à Jimi Hendrix (ultra rare, voir le seul modèle ?), une Fender Stratocaster de Duane Allman (Allman Brothers Band), une LesPaul de Jimmy Page (Led Zeppelin). D’autres modèles ayant appartenus à des 6-cordistes tels que Joe Satriani, John Frusciante (Red Hot Chili Peppers) ou David Bowie sont aussi exposés ! On peut également observer une basse de Sting ou d’autres éléments de la pop culture. On notera une veste d’Elvis Presley et des lunettes de John Lennon. Le bustier ou la carte bleue de Madonna sont également présents (sans commentaires).

Bref, un petit paradis pour tout passionné de rock. J’ai bien apprécié cette petite visite et je n’aurais pas dit non à quelques pièces supplémentaires.

Un must see si vous passez à Londres !