Gunwood au Trianon

Gunwood est un trio  parisien mélangeant rock, folk et blues pour le grand plaisir de nos oreilles. Je viens de découvrir le groupe et je suis déjà très très fan !

Le leader de l’ensemble est Gunnar Ellwanger qui chante, joue de la guitare et compose les morceaux. S’ajoutent ensuite Jeff Preto (basse, banjo, harmonica, percussions, choeurs) et David Jarry-Lacombe (batterie, clavier, choeurs).

Leur premier album a été financé grâce à une campagne de financement participative et est sorti en 2017.

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Le concert

Samedi 13 avril, Gunwood était de passage dans la capitale pour un concert spécial au Trianon ! Spécial car c’était la première fois que le groupe revenait à Paris depuis deux ans mais également du fait des invités de marque.

On commence la soirée par La Chica, une chanteuse et un DJ pour un style que je qualifierai peut-être de latin urban electro ? Je vais arrêter là la présentation car je n’ai pas (mais alors pas du tout) accroché au style…

Vient ensuite le trio pour un concert déchaîné ! Une symbiose musicale parfaite, une cohésion entre les trois membres et une super énergie, ce fut un très bon concert. Le chanteur Gunnard est calme et posé mais enchaîne de somptueuses parties de guitare et mélodies au chant. Sa voix rocailleuse s’intègre parfaitement à la musique. Les deux autres compères ne sont pas en reste entre le batteur qui alterne batterie, clavier et chœurs et le bassiste qui saute dans tous les sens et qui nous montre ses multiples facettes de musiciens (banjo, harmonica…). De plus les deux membres de la section rythmique assurent parfaitement les chœurs ce qui rend encore plus belles les compositions.

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Petite (ou plutôt grosse) touche en plus, les invités ! En effet, pour cette occasion spéciale le groupe avait invité La Chica, Nina Attal, Electro Deluxe et Ben L’Oncle Soul à les rejoindre sur scène. Chaque artiste à rejoint le trio au cours de la soirée pour des morceaux de Gunwood encore plus excellents !

Pour le final, Gunwood est rejoint par tous les autres artistes pour un bon gros blues des familles ! Chaque y va de son solo, et c’est un régal musical.

Bref, un soirée riche en émotions et excellent concert avec un groupe qui assure et qui se fait plaisir. J’espère les revoir prochainement en concert !

Pour découvrir le groupe

L’hymne « Rainchild »:

 

Le clip de « Tales »:

 

Le titre « Rescue » avec Electro Deluxe:

 

Liens:

Blackberry Smoke

On continue dans la lignée rock sudiste ! Après avoir présenté Natchez, voici maintenant un cousin américain: Blackberry Smoke !

 

Le groupe

Blackberry Smoke a été créé à Atlanta en Géorgie au début des années 2000. Leur musique s’inspire du bluegrass, du blues, de la musique country mais également du classic rock et de la folk !

Le groupe se constitue de Charlie Starr (chant et guitare), Richard Turner (basse et choeurs), Brit Turner (batterie), Paul Jackson (guitare et choeurs) et Brandon Still (claviers).

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De mon côté, j’ai découvert le groupe en 2009 grâce à Natchez qui avait réussi à faire venir les américains, alors quasiment inconnus dans notre pays, pour un concert à Reims ! J’ai pu ensuite suivre leur évolution et les revoir deux fois en live. J’attends avec impatience la prochaine !

Le groupe tourne maintenant dans le monde entier et a fait les premières parties de groupes tels que ZZ Top, Lynyrd Skynyrd, Gov’t Mule, …

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La discographie

L’ensemble commence à avoir une belle collection d’albums avec déjà 6 sorties studios. J’ai personnellement un gros coup de cœur pour le deuxième album (Little Piece Of Dixie), c’est celui avec lequel j’ai découvert les américains ! Néanmoins tous les albums sont (très) bons à prendre (et écouter surtout). Blackberry Smoke sait se renouveler et varier les styles, entre rock, blues, country, pop, folk et autres ! Bien plus qu’un simple groupe de southern rock, les géorgiens croisent les genres, toujours avec goût, pour des résultats plus que réussis.

Les albums:

2003: Bad Luck Ain’t No Crime

2009: Little Piece of Dixie

2012: The Whippoorwill

2014: Leave a Scar, Live: North Carolina (album live)

2015: Holding All the Roses

2016: Like an Arrow

2018: Find a Light

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Blackberry Smoke sera au Hellfest à Clisson le 23 juin 2019 avec entre autres Lynyrd Skynyrd et Slash.

 

Pour découvrir

Une fois n’est pas coutume, voici quelques extraits pour découvrir ce talentueux groupe !

Le bien rock « Up In Smoke » extrait de l’album « Little Piece Of Dixie« :

 

Le super énergique « Holding All The Roses » extrait de l’album éponyme. Le passage solo est juste terrible !!

 

Le clip de « Too High »:

 

« Like I Am » en live:

 

Le très beau morceau « One Horse Town » tiré de leur troisième album en live acoustique:

$Liens:

Natchez – Southern rock from France !

Natchez est un groupe de rock créé en 1987 et qui sévit encore aujourd’hui !
Leur musique est empreinte de rock seventies et les membres ont un goût tout particulier pour le rock sudiste.

Le groupe

Natchez a été formé en 1987 par les frères Aeschbach, Thierry au chant et à la guitare rythmique ainsi que Manu à la guitare solo et aux chœurs.
Après quelques changements de lineup, André Dufour arrive à la basse en 1992 puis Benjamin Proy à la batterie en 1998.
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La musique

Natchez c’est 7 albums studio, 1 EP, une compilation et un live acoustique. Mais c’est aussi plus de 1000 concerts, autant dire qu’ils sont assez rodés ! D’ailleurs le groupe tourne partout en France, donc vous pouvez vérifier s’ils passent près de chez vous ici.
D’un point de vue musical, on a un rock qui sent très bon le sud des Etats-Unis mais avec un chant en français ce qui donne la pâte particulière du groupe. Les derniers albums ont même vu le chant évoluer vers la langue de Shakespeare pour un rock encore plus crédible (même si personnellement je préfère la pâte Natchez en français).
En concert, on a le droit a de très solides compositions tirées de la discographie du quatuor également accompagnées de très grands classiques du rock tels que Shook Me All Night Long, Rock ‘N Roll ou encore Free Bird !
En bref, un must see (et listen) pour tout fan de rock brut chevelu !
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Bon on écoute?

Voici quelques extraits pour découvrir.
Le morceau Tais-toi:

Un morceau qui donne soif !

Le mythique La Grange avec Blackberry Smoke, j’y étais et c’était excellent !!

Liens:

Christian Lopez, country pop & rock

Christian Lopez est un artiste américain chanteur, songwriter et multi-instrumentaliste né en 1995.

Le musicien

Il commence très jeune le piano puis la guitare sous l’influence de sa mère, chanteuse d’opéra et professeur de musique. Par la suite, il se met à la composition puis il part en tournée avant même d’avoir fini le lycée !

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En 2014, il signe un contrat avec Blaster Record pour sortir son premier EP: Pilot. S’en suivra l’album Onward en 2015 (produit par Dave Cobb) puis enfin Red Arrow en 2017.

La musique

La musique du chanteur guitariste est un mélange de country et  folk avec quelques touches de rock. Sur ces albums, il s’occupe de la plupart des parties de guitares ainsi que du chant.

Le musicien est également un excellent songwriter. On a de bons très morceaux mélangeant musique traditionnelle américaine et influences plus modernes. A cela s’ajoute un ensemble musical plus que convaincant et une voix parfaite pour le style !

Christian Lopez est un artiste qui ne passera certainement jamais à la radio en France, et c’est peut-être tant mieux. Je vous invite à découvrir sa musique avec les quelques extraits ci-dessous.

Le très beau titre Swim The River:

 

Le clip de Don’t Wanna Say Goodnight:

 

Pour finir, un morceau plus rock :

 

Et si vous souhaitez approfondir, voici quelques liens:

Quand Slash invite ses potes

Quel est le point commun entre Ozzy Osbourne, Fergie, Kid Rock, Adam Levine, Chris Cornell, Lemmy et Nicole Scherzinger? A première vue, la réponse n’est pas évidente.

Mais en fait la réponse est simple: ils ont tous chantés sur le premier album solo éponyme de Slash.

Contexte

En 2009, alors que les Guns N’ Roses sont maintenant très loin derrière lui et que Velvet Revolver vient de se séparer, le guitariste au chapeau haut de forme souhaite encore et toujours avancer. Slash à cette fois-ci l’intention de créer son projet solo et d’enregistrer avec des artistes qu’il apprécie.

C’est ainsi que naît le premier album solo du six-cordiste. Il compose toute la musique et se fait accompagner de divers musiciens et chanteurs. L’album sort en 2010.

Slash

Slash & friends

On retrouve des chanteurs très diversifiés au sein de l’album, de Iggy Pop à Beth Hart en passant par Cypress Hill et sans oublier M. Shadows (Avenged Sevenfold). Chaque chanson a un nouveau vocaliste, ce qui donne son côté très varié à l’album. Le seul chanteur a apparaître deux fois est Myles Kennedy (Alter Bridge), ce qui préfigure les futurs albums de Slash où il sera l’unique chanteur.

Bien sûr, la liste des invités ne s’arrête pas aux voix. On retrouve par exemple Dave Grohl à la batterie sur Nothing To Say, Flea à la basse sur Baby Can’t Drive mais aussi Izzy Stradlin à la guitare, Duff McKagan à la basse et Steven Adler à la batterie (donc 4 des 5 membres originaux des Guns sur l’album !).

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Slash et Fergie

L’album

Slash est un album assez hétéroclite en partie du fait de la multitude de chanteurs qui interviennent. De plus, Slash a composé les morceaux pour qu’ils collent aux invités.

Ainsi on a par exemple des gros morceaux hard rock avec Ozzy Osbourne ou Lemmy Killmister (Motörhead) mais également des titres beaucoup plus pop avec Adam Levine (Maroon Five) ou Kid Rock.

Pour vous faire une idée, voici la liste des titres avec le chanteur qui intervient:

  1. Ghost (Ian Astbury)
  2. Crucify the Dead (Ozzy Osbourne)
  3. Beautiful Dangerous (Fergie)
  4. Back from Cali (Myles Kennedy)
  5. Promise (Chris Cornell)
  6. By The Sword (Andrew Stockdale)
  7. Gotten (Adam Levine)
  8. Doctor Alibi (Lemmy Killmister)
  9. Watch This
  10. I Hold On (Kid Rock)
  11. Nothing to Say (Mr. Shadows)
  12. Starlight (Myles Kennedy)
  13. Saint Is A Sinner Too (Rocco DeLuca)
  14. We’re All Gonna Die (Iggy Pop)

Ça envoie du rêve sur le papier ? En effet, et également à l’écoute !

Plus d’infos sur les autres musiciens qui ont joués sur l’album ici !

A noter que les titres bonus valent également le détour ! Mention spéciale pour Baby Can’t Drive, excellent morceau hard rock ou Nicole Scherzinger (Pussycat Dolls) et Alice Cooper assurent le chant ! On peut noter également la reprise de Paradise City des Guns qui passe très bien avec ce côté encore plus hiphop qu’apportent Fergie (Black Eyed Peas) et Cypress Hill !

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Slash et Myles Kennedy

Extraits

Le clip de By The Sword:

 

Beautiful Dangerous ou Fergie montre son côté bien rock, ça change des Black Eyed Peas:

 

Pour finir mon morceau préféré de l’album, Baby Can’t Drive :

She Moves On de Youn Sun Nah

Youn Sun Nah est une chanteuse de jazz sud-coréenne qui a étudié à Paris et qui a déjà sorti 9 albums depuis 2001. Le petit dernier, She Moves On, est paru en 2017.

Bien entourée

Pour cet album, la chanteuse s’est fait accompagner de Marc Ribot à la guitare (John Zorn, Elvis Costello, Mike Patton, …), Jamie Saft aux claviers (Beastie Boys, John Zorn, …) ainsi que de Brad Jones à la basse et de Dan Rieser à la batterie. Un ensemble de cordes complète le tout sur certains morceaux. L’artiste coréenne joue également du kalimba.

Youn Sun Nah en live

Une belle découverte

Le disque se compose d’une grande majorité de reprises (de Lou Reed à Joni Mitchell en passant par Jimi Hendrix) ainsi que de quelques titres originaux composés avec Jamie Saft pour un ensemble jazz mais tout de même assez rock ! Je dois avouer que je ne connais pas vraiment les morceaux originaux, mais ça donne l’envie de s’y pencher !

 

Youn Sun Nah nous offre un album cohérent en s’appropriant les différents titres. C’est par exemple le cas du morceau éponyme, une reprise de Paul Simon. Cette version est funky à souhait et personne ne résiste à l’envie de se déhancher en l’écoutant.

La voix tout en douceur et en subtilité de Youn Sun Nah nous entraîne au fur et à mesure de l’album. Et les musiciens ne sont pas en reste! Les parties de guitare de Marc Ribot sont excellentes, mentions spéciales aux solos de She Moves On et Teach The Gifted Children.

Voici le morceau She Moves On lors d’un live télévisuel de la chanteuse:

 

Guitar !

De mon côté, j’ai repris les solos de guitare de la version album de ce titre. Des parties très funs à apprendre et à jouer !

 

Pour conclure

En résumé, cet album est un petit régal sonore. Assez facile d’accès mais quoi que plutôt complexe, c’est une belle découverte.

You Sun Nah se produit régulièrement en France, elle sera entre autre le 12 mars en concert au Trianon à Paris !

Liens:

No More Tears d’Ozzy Osbourne

Un album du maître des ténèbres aujourd’hui (et non ce n’est pas Voldemort, mais le vrai Prince Of Darkness) !

Petit rappel pour commencer: Ozzy Osbourne est un chanteur anglais légendaire, qui officie au sein d’un des groupes pionniers du heavy metal : Black Sabbath !

La discographie du groupe vaut le détour et celle solo du chanteur également. Je vais présenter un album en particulier: No More Tears. Pourquoi celui ci me direz-vous? Tout simplement puisqu’il s’agit de mon préféré !

The Prince Of Darkness

L’album

Ce CD est paru en septembre 1991 et était le dernier avant qu’Ozzy prenne sa retraite (plus précisément sa première retraite…).

Niveau lineup, on retrouve Zakk Wylde à la guitare, Bob Daisley à la basse, Randy Castillo à la batterie et aux percussions ainsi que John Sinclair aux claviers. C’est le même ensemble que pour le précédent album du Madman, No Rest for the Wicked sorti en 1988.

La majorité des morceaux est composée par Ozzy, Zakk Wylde et Randy Castillo. Le célèbre Lemmy Kilmister (leader de Motörhead) a également participé à l’écriture de certains titres. 

Ozzy et Zakk Wylde en live

Les morceaux

Niveau contenu, c’est du très lourd. On sent la pâte de Zakk Wylde et ses riffs heavy avec harmoniques à souhait (mais pas trop comme il pourra le faire plus tard …) ainsi que ses solos vraiment très inspirés. La voix torturée et vicieuse d’Ozzy est au top et c’est comme ça qu’on l’aime. Les mélodies sont très entraînantes et les refrains restent en tête très rapidement.

On a donc des titres heavy metal de haute volée tels que Mr. Thinkertrain ou Desire, des hymnes tels que No More Tears ou Hellraiser (qui rappellera des souvenirs de GTA pour les plus geeks d’entre nous) où encore une magnifique ballade (Mama, I’m Coming Home).

Vous l’aurez compris, je suis assez conquis par cet album. On a un très bon équilibre entre la qualité d’écriture des compositions, le niveau technique de musiciens, le côté tubesque des morceaux et le mur de son en plein dans la face.

Un extrait ?

Je vous invite à aller écouter l’album en entier, vous ne serez pas déçus. Pour ceux qui auraient la flemme ou un doute, voici le titre heavy simple et efficace I Don’t Want to Change the World :

Un deuxième pour la route, le clip du très touchant Mama, I’m Coming Home:

Liens:

Erreur 404, le second EP d’Imparfait

Imparfait est un groupe de rock de région parisienne formé en 2015. La formation se compose d’une chanteuse, d’un guitariste, d’un bassiste et d’un batteur.

Le groupe a sorti son premier EP Mécanique des Foules en 2017 et débarque un an après avec le deuxième, Erreur 404.

Deux constats sur l’album par rapport au précédent: un son qui s’améliore et devient plus lourd ainsi qu’un style qui évolue. En effet, Imparfait laisse un peu de côté le côté rock/funky pour se tourner vers un style plus metal/rap tout en conservant sa marque de fabrique.

Une voix puissance, des riffs tranchants de guitare et de basse ainsi qu’une batterie groovy et heavy ! De très bonnes chansons parfaitement exécutées.

L’EP enchaîne cinq morceaux survoltés, pogos assurés en concert ! On entend des hommages au neometal et ce mélange rock et rap qui le caractérise mais avec une touche propre à Imparfait. Ainsi, Emeute et Discorde m’ont rappelés Pleymo et Hasta Luego montre l’influence de RATM (On suffoque, on prends de l’élan !). On a donc une évolution vers un style plus dur et moins passe partout, Imparfait s’impose !

Bref, un groupe à découvrir de toute urgence.

Voici le clip du morceau Mégalomaniaque :

Liens:

Les débuts de Zakk Wylde, hard country folk

Zakk Wylde est un guitariste américain connu avec son groupe Black Label Society et plus particulièrement comme guitariste du légendaire Ozzy Osbourne.

Je voudrais aujourd’hui laisser de côté cette partie de la carrière du barbu pour me concentrer sur les débuts de ses réalisations personnelles. Nous allons aborder deux albums: Pride & Glory et Book of Shadows, qui sont certainement parmi mes disques préférés de la discographie de ce musicien.

Pride & Glory

Commençons tout d’abord par l’album éponyme du groupe Pride & Glory. Après le succès de l’album  d’Ozzy Osbourne No More Tears ou Zakk Wylde est au sommet d’un point de vue guitare heavy metal (je conseille vivement), le « Prince of Darkness » décide de prendre sa (première) retraite laissant à Zakk du temps pour d’autres projets. C’est ainsi qu’il créé le groupe Pride & Glory qui sortira un unique album en 1994.

Nous nous passerons de commentaires sur la pochette de l’album, pour nous concentrer sur son contenu. Cette oeuvre est remplie d’excellents morceaux dans un style mélangeant rock sudiste et hard rock.

On retrouve Zakk Wylde au micro et à la guitare, mais également au banjo, à la mandoline, au piano ou à l’harmonica ! La session rythmique se compose du bassiste James Lomenzo et du batteur Brian Tichy.

L’album débute sur une intro au banjo, enchaîne avec un gros riff et c’est parti pour Losin’ Your Mind. On enchaîne ensuite avec Horse Called War ou le biker est au top niveau chant et guitare saturée ! On continue dans la lancée avec de beaux morceaux tantôt bien rock tantôt ballades ou le trio guitare, basse, batterie fait des merveilles. Zakk agrémente le tout avec divers instruments. Du côté du chant, on a une voix rockailleuse à souhait et de très belles mélodies, c’est un régal. On retrouve les influences du musicien, telles que Lynyrd Skynyrd ou ZZ Top, mais avec une puissance bien plus hard rock.

Mention spéciale pour le morceau Sweet Jesus, magnifique ballade que Zakk Wylde débute au piano.

Voici le morceau Shine On en live (la qualité du son de la vidéo ne vaut malheureusement pas la performance):

https://www.youtube.com/watch?v=qS80mwN1ZZo

Book Of Shadows

Continuons maintenant avec le premier disque solo de Zakk Wylde sorti deux ans après: Book Of Shadows.

C’est un album beaucoup plus posé puisque la majorité des chansons sont jouées à la guitare acoustique. L’électrique, quant à elle, intervient pour les solos bien hard, la marque de fabrique du musicien.

Au niveau des musiciens, on retrouve le bassiste James Lomenzo. Joe Vitale vient s’ajouter (batterie et claviers) ainsi que John Sambataro (certains choeurs). Zakk Wylde est toujours au chant et à la guitare et joue de nombreux autres instruments.

La première moitié de l’album est donc tout simplement magnifique avec des compositions telles que Between Heaven And Hell ou Way Beyond Empty d’une très grande qualité. Cependant le CD est long, il contient 14 morceaux. Il y a donc une baisse de régime vers la fin avec des chansons pas vraiment indispensables.

Cette réalisation est quand même excellente et nous laisse découvrir le côté plus tendre du biker.

Mon morceau préféré de l’album, Sold My Soul, en live avec Black Label Society:

https://www.youtube.com/watch?v=pYwdh4bpsAY

Nightwish de retour à Paris

Un concert de Nightwish c’est toujours un grand événement. Après avoir déjà assisté à deux concerts du groupe (au Hellfest en 2015 où je m’étais pris une claque car j’y allais un peu à reculons ainsi qu’à l’Accord Hotel Arena la même année), nous voici de retour le 10 octobre 2018 pour un show dans l’ex-Bercy.

Premier constat, la fosse or casse un peu l’ambiance… Alors qu’il y a trois ans nous nous étions vite retrouvés au milieu des pogos (ce qui avait permis à certains d’entre nous de bien se rapprocher de la scène), nous étions cette fois au sein d’une foule peu (ou pas assez, à voir) agitée.

Beast In Black

Après un peu d’attente, le quintet heavy/symphonic metal Beast In Black ouvre le bal. Deux guitaristes qui envoient des gros riffs et solos, une section rythmique qui ne fait pas dans la dentelle ainsi qu’un chanteur dont le look et la voix suraiguë nous rappellent certaines fois un certain Rob Halford (peut-être avec la carrure en moins). Mais avec les bêtes en noir, on s’éloigne de Judas Priest pour un metal plus symphonique. Il y a beaucoup de claviers et de voix enregistrées ce qui m’a laissé une drôle d’impression. Je ne sais pas pourquoi mais ça le fait clairement moins que pour Nightwish. Bref, un groupe sympa mais non transcendant à mon goût qui a quand même réussi à bien chauffer la salle.

Nightwish

Vient enfin ceux que tout le monde attend. Après une introduction à base de belles animations et compte à rebours, le multi-instrumentaliste Troy Donockley débute seul le show. Il nous délecte d’un moment musical très folklorique. Puis les membres « originels » du groupe débarquent et c’est parti Wish I Had An Angel qui s’ensuivra de 2h de musique endiablée. Je ne détaillerai pas ici de détail de la setlist car mes faibles connaissances de la discographie de Nightwish ne me le permettent pas. De plus, le groupe à fait la part belle aux anciens et obscurs morceaux ce soir. Un très bon moment, même si certaines chansons moins connues peuvent être moins intéressantes pour des non puristes. Pour ceux qui sont intéressés par la setlist complète, je vous conseille d’aller faire un tour sur le site setlist.fm.

En tout cas les musiciens sont en forme lors de cette soirée. Floor Jansen est très en voix et accapare l’attention avec sa tenue guerrière et sa présence scénique. Marco Hietala est toujours aussi impressionnant avec sa basse et sa voix du tonnerre. Le petit Emppu Vuorinen envoie du gros riff et du solo toujours impeccables, Troy Donockley alterne entre flûte, guitare et instruments que je ne saurais nommer et le batteur Kai Hahto se déchaîne derrière ses fûts. Pour finir le leader du groupe, Tuomas Holopainen, reste plus discret. Il martèle toutefois bien ses claviers pour le plaisir de nos oreilles.

Bref, ce fut un excellent show. On aura pu y entendre des grands classiques tels que I Want My Tears BackNemo ou le plus récent Élan. Clou du spectacle, le concert se termine par Ghost Lost Score, magnifique pièce classique/métal de près de 10 minutes. De très loin mon morceau préféré du groupe !